Charlie Nguyen Kim : Runner (Sortie BO le 11 Septembre 2026)

Le 11 Septembre sont sortis simultanément le film Runner, réalisé par Scott Waugh, avec, entre autres, Alan Ritchson, Owen Wilson et Leila George et la BO signée Charlie Nguyen Kim. Si le film n’a toujours pas de date française d’annoncée, il est déjà possible d’écouter la BO que j’ai pu découvrir et que j’ai beaucoup apprécié.

Charlie Nguyen Kim a débuté avec Luc Besson. Il a été co-compositeur sur Banlieue 13: Ultimatum (2009), Intersections (2013),Taxi 5 (2017) et auteur de la musique additionnelle de Valérian et la Cité des mille planètes (2017). Il est aussi l’auteur de la BO de l’excellente mini série Les innocents (2018). Il travaille pour le cinéma et la télévision s’attelant à mettre en musique aussi bien des films (Un village presque parfait (2014), Neuilly sa mère, sa mère ! (2018), Rue des dames, avec Pierre Sarkozy) que des séries (Petits secrets en famille en 2020 et Plus belle la vie, encore plus belle en 2024) ou des documentaires tel que Olympiques! La France des Jeux (2024) – qui a été présenté à Cannes Classics – , l’édifiant Ikea, le seigneur des forêts (2024) et 1939-1945, Et le monde bascule (2025). C’est sa première collaboration avec le réalisateur de Expendables 4, Scott Waugh.

La Musique de Runner

Ce que j’aime bien lorsque je découvre une musique pour un de mes articles, c’est commencer par le 1er titre et continuer ainsi jusqu’à la fin pour me plonger dans la BO et n’en sortir qu’à la dernière note afin de m’immerger dans l’ambiance, l’atmosphère qui s’en dégage. Dès le premier titre, souvent, je devine si je vais l’apprécier ou non et pour celle-ci, effectivement dès Isabel (Main Theme), j’ai apprécié la beauté du thème et ce piano qui arrive à 1mn19, les chœurs au loin qui, d’un coup ont donné une autre ampleur à ce très joli titre démarrant ce très bon album.

Dans celui-ci, il y a de nombreuses choses que j’ai appréciées, à commencer par son rythme endiablé, la force de ses thèmes et le savant mélange de la partie électronique, orchestrale et des chœurs. Au suivant déjà, j’ai quelques frissons en entendant ces voix s’élever et rendre le magnifique Ben Death encore plus touchant, alors oui, je confirme cette première impression. Au sein de ce brillant orchestre se trouvent 120 musiciens expliquant la puissance de l’ensemble.

Ensuite le rythme s’accélère grandement pour Damian (Main Theme), la partie électronique prend le dessus accompagnée des voix chuchotées, apportant un côté mystérieux, presque flippant. Le score hollywoodien se ressent. Passé ce titre l’action prend largement le pas sur la suite, nous nous retrouvons à suivre ces aventures survoltées grâce à un rythme effréné (Epoustouflant Hospital Fight).

Petite pause douceur avec Eli (Main Theme) et surtout le splendide Monica’s House.

Et puis c’est reparti pour de l’action pure comme je les aime, Nothing Will Stop Me. Ça progresse avec beaucoup de force et d’émotion. Un titre qui traduit l’urgence, la nécessité de faire vite. Un titre que j’ai adoré me repasser pour sa vivacité, sa puissance, sa force émotionnelle. Même ressenti avec Warehouse Fight. À chaque fois que je quitte un morceau plein de fougue, le suivant continue de m’emballer avec son rythme trépidant tel l’excellent Running to the Hospital où nous retrouvons la présence très importante des chœurs et, lorsque la musique s’arrête, juste une expression me vient « Wouah ! » et j’en veux encore. The Bridge me comble aussi, on garde le rythme et on augmente l’ampleur du thème, encore avec les chœurs qui suivent aussi cette rapide avancée vers l’un des plus beaux titres de la BO. Je veux parler d’Arrived at the Hospital. Un thème superbe, rehaussé par une vocalise féminine.

Biking est un titre plus sombre avec un mouvement rapide de cordes que j’aime beaucoup. C’est comme si quelque chose n’était plus possible, que le pire pourrait arriver, il y a toujours l’urgence mais aussi le besoin de combattre pour ne pas faillir à cette mission (Sorry Iggy). Nous restons dans cette atmosphère plus inquiétante (Damian Trapped) où nous retrouvons les voix chuchotées et quelques sons bien flippants et une fin de plus en plus prenante.

Le tout dernier titre instrumental arrive et je n’ai pas l’impression d’avoir écouté plus de 50 minutes de l’un de mes récents coups de cœur du moment. Isabel End est aussi beau, touchant, puissant que peuvent l’être tous les titres d’action et de suspense précédents. Une magnifique conclusion d’une BO de très grande qualité qui m’a enthousiasmé et que je partage aujourd’hui avec vous. Un album dont je vous conseille l’écoute. Vous ne regretterez pas le voyage. Citons pour finir un dernier titre chanté, Ellie’s Song, interprété par Beth Waugh.

Disponible aussi sur Qobuz

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